Meta se lance dans les abonnements
L’IA et les réseaux sociaux montent en gamme.
Le géant des réseaux sociaux Meta veut sa part du gâteau des abonnements. Hier, l’entreprise a dévoilé une série de nouvelles offres payantes pour ses différents services, incluant son chatbot IA ainsi que ses plateformes sociales historiques.
Cette annonce a immédiatement séduit Wall Street. L’action Meta a bondi de 4% à la cloche de clôture, offrant une bouffée d’air frais aux investisseurs, même si le titre reste en baisse d’environ 4% depuis le début de l’année.
Pour capitaliser sur ses récents développements, Meta déploie de nouveaux plans d’abonnement pour sa plateforme Meta AI. Le but est de permettre aux plus exigeants d’entre nous de payer pour débloquer des fonctionnalités supplémentaires.
La société commercialise deux niveaux d’abonnement distincts, facturés 7,99 $ et 19,99 $ par mois. Selon les explications de Naomi Gleit, chef de produit chez Meta, dans une vidéo publiée sur Instagram, ces offres permettront aux gros utilisateurs d’accéder à plus de capacité et de soumettre des requêtes plus complexes.
Les utilisateurs réguliers peuvent se rassurer, Meta AI restera accessible gratuitement. Il faudra cependant s’attendre à atteindre certains plafonds d’utilisation, tout particulièrement lors de la génération d’images et de vidéos.
L’arrivée des offres « Plus » pour Facebook, Instagram et WhatsApp
L’intelligence artificielle n’est pas la seule concernée par ce grand virage stratégique. Meta va également proposer des plans « Plus » pour ses services principaux.
Les abonnements Facebook Plus et Instagram Plus coûteront 3,99 $ par mois, tandis que la version WhatsApp Plus sera proposée à 2,99 $. Ces nouvelles formules promettent d’offrir aux abonnés un ensemble élargi de fonctionnalités exclusives sur chacune de ces applications. Aucune date n’a encore été précisée pour la France, même si l’on peut s’attendre à un déploiement dans l’été.
Monétiser l’IA pour rassurer les investisseurs
Cette nouvelle offre d’abonnement est l’une des toutes premières initiatives d’un géant de la tech pour monétiser directement ses fonctionnalités d’intelligence artificielle auprès du grand public.
Ce lancement intervient à un moment charnière, alors que des doutes commencent à émerger quant aux milliards de dollars engloutis dans la course à l’IA et sur la capacité réelle de ces technologies à générer des retours sur investissement tangibles.
Pour l’instant, les marchés financiers voient d’un très bon œil ce potentiel de revenus récurrents, espérant qu’il compensera au moins en partie les dépenses colossales de l’entreprise.
Il faut dire que Meta est l’un des investisseurs les plus voraces de Wall Street dans le domaine de l’IA. L’entreprise de Mark Zuckerberg est en effet sur le point de dépenser jusqu’à 145 milliards de dollars en dépenses d’investissement (capex) pour cette seule année. Une somme vraiment démesurée. Reste à savoir qui sera prêt à payer pour des gadgets inutiles sur un réseau d’applications sociales souvent toxique.




